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Road Trip USA II : Portland et Seattle
Seconde partie d'un road trip sur la côte ouest des Etats-Unis à la fin de l'été 2016
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Oh là, oui : deux Etats d’un coup.

Si vous n’avez pas lu le premier billet, il est ici et se passe en Californie.

 

Pour voir tout le parcours sur une carte il faut cliquer là.

 

Nous quittons notre vie de joyeux vagabonds campeurs pour commencer notre vie de fringants routiers qui dorment dans des motels « comme dans les films ». Comprendre « à l’hygiène douteuse ».

Nous allons longer la côte oregonnaise (ça se dit peut-être pas mais pourquoi pas) pendant pas mal de miles, en nous arrêtant parfois pour une petite balade, parfois pour un coucher de soleil et tous les soirs pour dormir.

 

Décor typique de la côte de l’Oregon

 

La route 101 alterne entre plages de sable fin hérissées de formations rocheuses (en Islande ils pensent que ce sont des trolls pétrifiés) et côtes rocailleuses qui expriment bien le délire tectonique qui se joue ici : une belle grosse subduction des familles (dédicace à mes Bac S sûrs). En gros je vous fais le tableau : l’océan et sa côte de basalte pleine de crevasse et de falaises, puis 50km à l’est, une vallée le long de laquelle on trouve toutes les grandes villes (la road 5), puis re-50km plus loin, une chaîne de volcans parallèle à la côte ponctuée par tous les mounts du coin (Mt St Helens, Mt Shasta, Mt Rainer, Mt Hood, …).

Autant les californiens se la racontent avec la faille de San Andreas genre « on vit chaque jour comme le dernier lol » autant en Oregon et Washington, ils ont les fesses posées sur des volcans prêts à péter au moindre mouvement un peu brusque. Quoi, vous n’avez jamais vu le Pic de Dante avec Pierce Brosnan ? Ce film est un chef d’oeuvre.

 

Portland

Retour à la civilisation en entrant dans la ville la plus hipster de la côte ouest : Portland. C’est aussi là que s’achève le roadtrip et commence le railtrip.

Portland me plaît car Portland semble proposer un équilibre qui correspond bien à ce que je cherche : une grande ville entourée de nature où la culture de l’outdoor est très présente. Malheureusement, notre agenda nous permettra seulement de nous promener en ville pendant une journée et demi.

Plus qu’il n’en faut pour :

  • visiter la boutique flagship de Poler (et acheter un sac bien entendu)
  • boire des bières
  • faire des blagues sur le fait qu’on reconnaît une ville de hipster au nombre de salons de tatouage qui y prospèrent
  • boire plus de bières
  • chercher des tatouages *pour rire* sur Pinterest
  • boire encore des bières
  • se réveiller avec un tatouage

 

Après avoir rendu la voiture à l’aéroport, nous nous rendons à la gare pour prendre le train direction Seattle. Brune, couverte de marbre et de dorure, la gare, surplombé d’un gigantesque clocher, rappelle un temps qui ne connaissait ni la voiture ni l’avion – la seule manière de se déplacer rapidement sur de longues distances était le chemin de fer.

L’Amtrak tient plus de Air France que de SNCF : enregistrement des bagages en soute, file d’attente à l’embarquement et placement par un stewart. Ça pourrait être tout à fait cool, si ça ne prenait pas des heures. Je pèse le pour et le contre et me dis que je préfère la flexibilité européenne d’un bon vieux TGV, Thalys ou Eurostar, malgré ceci :

Cette place pour les jambes, c’est tout bonnement incroyable.

 

Le trajet est long mais les paysages surprenant tandis que l’on traverse des villages dont les habitants nous saluent sur le perron de leur maison.

 

Seattle

Nous arrivons à Seattle de nuit et nous prenons le bus pour rejoindre le charmant HotelHotel, au nord de la ville de l’autre côté du Cut, dans le quartier de Fremont. Comme dans de nombreuses métropoles américaines, le centre ville de Seattle est plus fréquenté par les crackheads que les hipsters. Le quartier de Fremont, s’il est dénué de touristes, affiche tous les marqueurs de la gentrification : salons de tatouage, magasins de fripes et pubs-en-briques-rouges-éclairés-par-des-ampoules-Edison.

Nous avons une journée pleine à Seattle avant de reprendre l’Amtrak le lendemain matin. Il ne pleut pas, nous avons de la chance.

Nous marchons de Capitol Hill à Downtown, déjeunons bien entendu au Fish Market puis nous continuons en direction du Space Needle, où nous passerons une heure au cinéma pour regarder un documentaire sur le centenaire des parcs nationaux, sponsorisé par Subaru et Expedia, et narré par Robert Redford.

De retour à Fremont, nous devisons assis sur les berges du Cut avant de claquer quelques dollars dans un bar qui a récupéré tout un tas de bornes d’arcade plus ou moins vielles.

 

Le lendemain à l’aube, nous prenons l’Amtrak à King Station. De l’extérieur, encore cette architecture typique en briques rouges, surmontée d’un grand clocher. Mais à l’intérieur, c’est la Renaissance, c’est Florence sous Médicis : marbre blanc, bas reliefs et vitraux. Décidément, ils ont le sens de la mise en scène.

La ligne Seattle – Vancouver est connue pour longer la côte au plus proche, ce qui donne en permanence cette impression d’être sur un bateau qui naviguerait entre lacs et marécages. Dans quelques heures, nous passerons la frontière.

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