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Un PC pour jouer qui tient (presque) dans un sac à dos
Ce n'est pas la taille qui compte
Sylvain comment 5 Comments

Ce n’est pas parce que je parle beaucoup de sac à dos et de voyage que je n’ai pas d’autres passions et d’autres projets. N’oubliez pas que je suis avant tout un gros nerd, qui passe sa vie à sauter d’une obsession à l’autre (ce qui me rend très difficile à vivre).

Plusieurs obsessions m’ont gardé assez occupé cette rentrée, autant de raisons pour lesquelles je ne vous donne des nouvelles que maintenant.

Je vais vous parler aujourd’hui de l’une d’entre elles, en espérant que ce retour d’expérience puisse vous servir et même vous faire envie.

Depuis juillet dernier, j’habite à Londres dans le très charmant quartier de Stoke Newington (Stokie pour les intimes), entre Shoreditch et Tottenham. Cela m’a permis d’échafauder un prétexte bien legit pour monter un nouveau PC : l’actuel est trop gros (la tour est une Fractal Design Define R4, un mastodonte).

Jugez plutôt :

Puisqu'il pleut dehors.

Une publication partagée par sylvain paley (@sylvainpaley) le


 

Avec cette bonne vieille « post-rationalisation de l’impulsivité » (= trouver un prétexte raisonnable à un achat compulsif), méthode que j’applique au quotidien sur Amazon, j’ai donc pu me lancer dans le projet de monter un PC performant, à coût modéré, dans une tour de petite taille qu’on nomme dans le jargon « Mini-ITX ».

Ce format a le vent en poupe car technologiquement, nous sommes arrivés à un équilibre assez stable entre miniaturisation et prix, qui rend possible le fait d’avoir une config très potable dans une petite tour, sans que toutes les pièces coûtent le double.

Pour info, cette nomenclature à trois lettres concerne le format des cartes mères et par conséquent la taille des boîtiers. Du plus grand au plus petit on a : ATX, micro ATX, mini ITX, nano ITX, pico ITX.

Une manette pour l’échelle

Je vois les puristes arriver à 3km : la tour que j’ai sélectionnée ressemble plus à du Micro ATX que du Mini ITX et ce n’est pas très grave, d’accord ? Je ne cherche pas ici à accomplir une performance de miniaturisation en foutant un PC dans un case de la taille d’un Walkman, mais à avoir une machine relativement puissante, qui respire, et assez compacte pour être trimbalée en déménagement sans affréter un camion avec hayon. Aficionados du SFF (small form factor), ce post n’est peut-être pas pour vous.

Tel un scavenger du deep space j’ai d’abord entrepris de sélectionner les pièces à récupérer sur mon ancien vaisseau.

  • La carte graphique, une NVidia GeForce GTX 960 qui tient encore à peu près la route
  • Mon HDD (Western Digital BlackCaviar 500 gb) et mon SSD (Transcend 256 gb) (comme ça je garde toutes mes données et mon OS)
  • Mon PSU (MaxPro 600w)
  • Un ventilateur Noctua 140 mm (Pourquoi des couleurs aussi dégueulasses Noctua ? Pourquoi ?)

J’ai passé ensuite un temps fou, la bave aux lèvres, à comparer les différents boîtiers susceptibles d’accueillir ma nouvelle config. Je le voulais plutôt classe (donc avec une paroi en verre trempé, cela va de soit), sobre, pas trop gros évidemment, et capable de soutenir les différentes évolutions matérielles de la configuration. Je soupçonne en effet que la GTX 960 finisse par faire un peu la gueule d’ici quelques années. Un point très important lorsqu’on considère les différents boîtiers Mini ITX du marché est en effet la capacité d’accueil de la carte graphique, car elles peuvent parfois être très longues et très épaisse. Le premier qui fait une vanne je le fume.

J’ai donc jeté mon dévolu sur le Phanteks Evolv ITX, pour sa classe évidente, sa compacité et puis sa praticité : à l’intérieur, c’est mieux rangé qu’un appart IKEA d’1m². Alors mon jacky-o-mètre était en panne le jour où je l’ai commandé sur Amazon, j’ai donc pris la version rouge. Bon. Pas de commentaire, merci.

C’est mieux rangé qu’un appart IKEA d’1m²

Londres n’étant pas pourvu de Rue Montgallet (malgré les efforts de mes followers), j’ai absolument tout commandé sur Amazon, et il y a quand même pas mal d’affaires sympas.

Le bon Daz me vendant une carte mère ITX tombée du camion (de Webedia) avec socket Intel (MSI B250i Gaming Pro AC), j’en profita pour faire un salut militaire à mon vieux CPU Phenom qui resta dans l’ancienne config. Des années de service sur AMD pour finalement passer chez l’ennemi en topant un Skylake i7-6700K 4 GHz à £170 (190€) au lieu de £300 (335€) me demandez pas le comment de cette affaire, je sais juste que cette livraison Amazon venait d’Italie et a mis énormément de temps à être livrée.

L’architecture de la carte mère ne prenant en charge que la RAM DDR4, j’ai aussi fait un bisous à mes 32 gb de Corsair Vengeance pour passer sur 2 x 8gb d’HyperX FURY.

S’est alors posée l’épineuse question du refroidissement de ce dragon bouillonnant. Deux ventilateurs en intake fournis avec le boitier, le Noctua à l’arrière en exhaust, une petite carte graphique pas vraiment réputée pour ses grandes températures… un simple ventirad (celui de ma config précédente) aurait largement suffit. Mais ce jour là, j’avais encore oublié – et ma raison, et mon jacky-o-mètre – je suis donc parti sur un watercooling AIO de chez Corsair avec deux ventilos en 120mm en exhaust parce que je n’ai aucune limite.

Le jacky-o-mètre est dans le rouge

 

En même temps à travers cette paroi vitrée, n’est-on pas content d’apercevoir ces magnifiques tuyaux lustrées qui donnent un petit aspect organique à cette cage de métal ? Comme un cœur qui bât dans le ventre d’un robot ? Hein ?

Et en bonus, un fan controller (on dit rhéobus en français, eh oui) hérité de l’ancienne config, qui est normalement destiné à s’insérer dans une baie 3.5″. Le Phanteks Evolv n’en étant pas pourvu, je l’ai calé derrière la vitre après en avoir découpé les pattes de métal. Oui, pour contrôler les ventilateurs il faudrait que je dévisse la vitre, je suis pas con j’ai vu. Je l’utilise justement pour garder les ventilos au RPM minimum, et puis parce que ça en jette un peu, pas vrai ?

 

Rhéobus, quel drôle de nom

 

La config finale donc (avec des liens d’affiliation, le chapeau de l’artiste) :

 

Une config qui vaut donc 1 195€ mais que j’ai topé à 610€ grâce au scavenging de l’ancienne config, la promo du CPU, les prix en pounds plus attractifs (merci le #Brexit ?) et les cartes-mères tombées du camion.

Le boîtier est bien ventilé, le GPU reste à des températures relativement fraîches même en montée de charge, la bestiole est rapide et pas bruyante (un peu plus que sur le Fractal Design, qui était vraiment conçu pour absorber les dbs). Je viens de retoucher les photos à l’instant, et Lightroom est d’une fluidité sans nom sur du raw. PUBG ne tourne pas au max mais pas loin, la faute au GPU bientôt obsolète.

Voilà le résumé de ma première obsession de la rentrée, j’espère que ça va vous donner envie. Je veux pas faire le vieux con mais ouvrir les entrailles d’un PC et se monter sa propre config, c’est quand même un truc hyper intéressant qui vaut le coup de nourrir ce genre de délire de gros nerd. Alors mangez-en.

 

Avouez que c’est beau
porn

Bonus, l’envers du décor de l’appart IKEA :

 

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  1. Amazon affiliate links spotted ・。゚[̲̅$̲̅(̲̅ ͡° ͜ʖ ͡°̲̅)̲̅$̲̅]。゚.*

  2. Une configuration complètement déséquilibrée avec des composants qui coûtent un bras : aucun intérêt si ce n’est dépenser inutilement son fric, faire joujou avec son appareil photo, décorer son intérieur et impressionner ses amis, etc. Toujours marrant de tomber sur des blogs de bobos backpackers qui estiment avoir une expertise sur tous les sujets. En réalité, c’est juste un simulacre d’article bon pour glisser des liens d’affiliation. Au lieu de le mettre entre parenthèses, tu ferais mieux de le mettre en titre, ce sera plus transparent…