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La théorie du Cyclo-Spleen
Sylvain comment 3 Comments

RomantismeD’abord une image.

Ensuite une chanson

L’année dernière à peu près à la même époque, j’étais en pleine crise existentielle (sans ironie): je devais faire un choix sur mon avenir, après avoir échouer en STAPS comme une merde (wouhouuuuuu j’suis étudiant, j’peux me bourrer la gueule et pas me lever le matin !), j’ai fait quelque recherche sur une formation dans le graphisme, ouais, je voulais être INFOGRAPHISTE, la classe.

Seulement voîlà, les BTS Communication Visuelle ça coûte les yeux de la tête, et après avoir prouver à mes parents que j’étais pas capable d’assurer une année de fac, c’était même pas la peine de leur demander 5000€ pour un diplôme à peu près reconnu par l’état. Puis il y a eu cet IUT, l’IUT Services et réseaux de communication.

J’avais déjà fait mon projet professionnel avant même d’être inscrit: je serais major de SRC puis j’irais aux Gobelins à Paris, pour faire les deux ans de CRM en alternance. Youpi, j’ai trop de classe.

Naïf, un peu. SRC c’est de la merde. Enfin c’est de la merde comparé à ce à quoi je m’attendais. Tu deviens ni graphiste, ni webdesigner, ni codeur, ni marketeux, ni assistant de comm, ni pubeux, … Non. Par contre, ça t’ouvre des « perspectives d’avenir ». Mais si tu sais, le genre de truc que tu peux faire tout seul chez toi avec le net et des bouquins. Tu sais, c’est ce qu’on te dit quand « Mais SRC, c’est une formation pluridisciplinaire » ,ne prend plus.

Alors j’en suis au même point. Bon pas exactement, sinon ce serait vraiment une honte, j’ai quand même appris plein de truc. Mais je suis toujours à me demander ce que je veux faire plus tard. Certes, les « perspectives d’avenir » ont plutôt bien fonctionné, un tout petit peu: genre la porte s’est à peine entrouverte pour que je vois passer un peu de lumière, à moi d’avoir les couilles de l’ouvrir ou pas (super ! une métaphore architecturale ! embrasse Pierre Bénichou !). En gros ça veut dire que j’ai découvert des choses qui m’ont plu, j’ai rencontré des profs qui m’ont « entrouvert les portes », des portes qu’ils auraient pu défoncer avec plaisir, j’imagine, si le manque de maturité de pas mal d’étudiants n’avait pas freiné un peu le plaisir (c’est dans les meurs).

Finalement, à la fin de cette première année, j’ai tendance à penser à l’avenir proche, dans un an, de ce que je vais bien pouvoir faire à 22 ans, avec un diplôme qui ne vaut pas grand chose, sinon rien. Bien sûr, je vais continuer les études, j’ai pas vraiment le choix: Marketing ? Pub ? Comm ? Jusqu’à que j’arrive à la même conclusion, à la fin de chaque année, et me dire que je fais toujours les mauvais choix. Je suis atteint de déprime chronique, docteur, tous les ans à la même époque: ça doit venir de quand j’étais gamin, et que je croyais qu’être sensible, ça plaisait au filles.

C’est décidé, je me bouge, pas de taf pour le mois de juillet, tant mieux: je commande des livres, je potasse comme un porc, je veux être sûr de vers quoi je me tourne, sinon, j’suis un con.

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  1. « avec un diplôme qui ne vaut pas grand chose, sinon rien »
    Une ligne sur le CV et la vague impression d’avoir effleuré plein de trucs sans pouvoir toucher à rien ?

    « si le manque de maturité de pas mal d’étudiants n’avait pas freiné un peu le plaisir »
    Mais de qui diable peut-il bien s’agir ?