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La théorie du Cyclo-Spleen #2
Sylvain comment 3 Comments

Alors oui, je vais enfin écrire un post un peu plus personnel sur mon blog: ces dernier temps, mes billets étaient  sponsorisés par ma flemme d’écrire plus de trois phrases d’affilés.

Aujourd’hui est un jour un peu bizarre, émotionnellement parlant. C’est le premier jour des vacances, et paradoxalement, ça me fait un peu peur. Il faut bien dire que ces derniers temps, j’ai eu beaucoup de mal à me concentrer sur du concret. Je veux dire que je n’arrive pas à me mettre franchement à bosser sur certain projet, comme la nouvelle version de ce blog ou plus important encore, sur mon avenir.

En vérité ça fait deux ans que je vis dans une sorte de secte, une communauté où dormir, manger, travailler, faire la fête se fait avec les même personnes. L’IUT est notre usine, la résidence universitaire notre pensionnat. D’habitude, les Week Ends, et à fortiori les vacances sont des espèces de cures de désintox’ qui permettent de respirer, de voir d’autres têtes.

Mais là, c’est les dernières. Après ces deux semaines il n’y a plus rien : à peine quelques journées de cours. S’enchaînent ensuite les trois mois de stage, et les grandes vacances. Non mais sérieusement : qui vais-je revoir l’année prochaine ? Qui de « mes camarades de vie » (on dit amis, j’crois) serais-je amené à recroiser en vrai ? Je veux dire pas sur Facebook ou sur Twitter (c’est caca Facebook).

Je suis sûr que la majorité d’entre eux ne se rendent pas bien compte et se disent que c’est bon, on se voit après les vacances. Je pense que les vrais adieux, c’est maintenant qu’il faut les faire, qu’après ce sera trop tard.

C’est super lourd à gérer, t’as l’impression de quitter une meuf dont t’es toujours amoureux, et elle aussi (ça fait un peu gay de dire ça).

Si seulement ça s’arrêtait là. Inscrit à un stage de prépa au concours du Celsa, je vais passer ma première semaine de vacance à Paris. Et je flippe ma race. Pas qu’une grande ville me fasse peur, mais plutôt le fait que ça me rapproche du concours, et donc de l’année prochaine (que je l’ai ou pas).

Et c’est pas comme si j’étais soutenu par mes proches, entre ma mère qui se demande bien ce que je vais aller foutre la-bas, et Elle, qui en a marre de vivre une relation séparée par une autoroute de 200km (vers le nord ou vers le sud, tout dépend); je sens que malgré tout le pourcentage de réflexion que j’alloue à la question (oui, mon cerveau marche comme un proc’), la solution s’éloigne de plus en plus.

C’est quand même un putain de gros dilemne : qu’est-ce que je dois privilégier ? La réussite, le travail et le potentiel salaire qui ira avec, sans oublier la considération et la fierté ou alors l’amour, la famille et les amis ?

Rien à voir mais dans un épisode de House MD, Formann demande à House s’il doit truquer un traitement pour la fille avec qui il sort. Formulé autrement : doit-il mettre en péril sa carrière pour une fille ? Ce à quoi House lui répond qu’il ne doit absolument pas faire une telle chose, que c’est idiot, le travail passe avant (Sylvain: « Ah bah c’est ce qu’il me semblait, c’est comme ça qu’on fait, c’est comme ça que les gens pensent »). Formann fait mine de partir quand House rajoute : « sauf si tu l’aime » (Sylvain : « Rhaaaaaaaaaa meeeeeeeeerde, tu veux ma mort ou quoi bataaaard »).

Donc voilà ou j’en suis, je commence à avoir le bourdon comme quand j’avais dix ans, après avoir passé les grandes vacances avec mes cousins, et vu que je trouve ça pas assez badant, je décide de penser à mon avenir, comme ça au moins je fais pas le voyage pour rien.

En fait c’est nul, parce que je sais bien que dans une semaine ça ira mieux, c’est marqué là (musique et visu toujours de circonstances, hésitez-pas).

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  1. Le bourdon ne m’a pas épargné non plus. Tes phrases sont magnifiquement bien tournées.

    Ça va être dur. Très dur de tout quitter.

    Je suis d’accord avec toi, les adieux se font maintenant ou en tout cas, durant les 3 semaines de cours qu’il nous restera à partir de la reprise.

  2. Ohh ! il ne faut pas en faire tout un plat !
    Moi j’aurais choisis les amis

    Mais bon courage pour paris en tout cas !!
    Gael